Aujourd’hui, obtenir ses papiers est très difficile. Les lois sont devenues beaucoup plus dures que les années précédentes. Madame X, chinoise, est arrivée en France en 1998. Elle raconte les difficultés de vivre en France et son combat quotidien.
Nous avons rencontré Madame X qui a voulu garder l’anonymat, dans son petit appartement à Belleville dans le XIXème arrondissement de Paris. Elle raconte ses difficultés à vivre en France avec tristesse. Madame X est venue en 1998 en France avec les papiers de quelqu’un d’autre qu’elle a payé à l’époque 150000f .Elle est venue en France après avoir quitté son mari et a une fille de 6 ans. Pour lui permettre de vivre mieux, elle a décidé de venir en France pour gagner un peu d’argent . Elle raconte son histoire : « J’habite chez une famille et je dors par terre. Cette famille a un atelier de couture et j’apprends à coudre mais si je fais des bêtises dans mon travail ils me grondent et parfois je pleure toute la nuit… » Elle continue, émue : « j’essaie de ne pas pleurer trop fort de peur qu’ils m’entendent ».
Elle nous raconte que la vie est dure au quotidien: « une fois je suis sortie pour envoyer de l’argent en Chine mais j’ai été attaquée et des voleurs ont pris mon argent. J’ai crié mais personne n’a entendu ni ne m’a aidé… C’était mon premier salaire… Ensuite je suis tombée malade mais par manque d’argent, je n’ai pas pu aller chez le médecin. Sans papier, comment me faire soigner ? » Madame X n’est pas la seule en France à vivre cette triste expérience. En effet, de nombreux sans papiers, notamment dans l’Essonne, occupent depuis le 21 avril 2007 l’église St Paul, place de France à côté de l’Opéra à Massy. Les sans-papiers de l’Essonne, en toute solidarité, ont décidé de lutter de façon visible en investissant l’Eglise. Ils demandent que leur contribution à l’économie française soit reconnue et leur régularisation immédiate afin que leurs droits à la scolarité, au travail, à l’insertion sociale, à la vie, soient reconnus et respectés.
Lindan Dong
Tous les articles sont bien écrits; j’ai eu envie de lire chacun d’eux jusqu’au bout.Certains sont plus émouvants,comme celui-ci ,sur les sans papiers et l’article sur l’excision, d’autres plus légers.
Je félicite les élèves et les adultes qui ont mené à bien cette action.